Edito du secrétaire de section Emmanuel Grégoire
dimanche 4 décembre 2011
La dette publique est au cœur des débats sur l’avenir de la zone euro. Aujourd’hui en France, elle atteint 1 700 milliards d’euros, en ayant connu une hausse vertigineuse ces dernières années. Aujourd’hui aussi, Sarkozy se coiffe de la casquette de capitaine pour affronter la tempête qu’il a lui-même créé. Il importe de rappeler la réalité des faits, elle est suffisamment éclairante pour renvoyer la Droite à ses échecs, à ses mensonges et à ses (in)suffisances. Il faut bien éviter de tomber dans le piège « médiatique » dans lequel souhaite nous engager la droite : celui du mensonge d’une droite vertueuse contre une gauche dépensière. Il faut donc marteler quelques arguments que nous inspire la simple réalité des chiffres :

1/ Depuis 2002, la dette a été multipliée par 2 par la droite : tout cela au service d’une politique catégorielle qui n’a profité qu’à une minorité des Français les plus aisés,
2/ 75 milliards de cadeaux fiscaux qui n’ont en rien stimulé la croissance et l’emploi. Au lieu de revenir sur ces mesures improductives, Sarkozy impose des plans d’austérité pénalisant tous les Français, particulièrement les plus modestes.

3/ Face à l’échec, une politique d’austérité profondément injuste : augmentation de la TVA, taxe sur les mutuelles... pénalisant malades, salariés, retraités, chômeurs, le pouvoir d’achat, les plus fragiles.
4/ Enfin, c’est l’échec complet sur le plan de l’emploi et de la croissance : 9,4% de taux de chômage, soit 1 million de chômeurs de plus depuis l’élection de Sarkozy, et récession économique probable pour le second semestre de 2011.
Seule annonce du discours de Toulon « v2 », la tenue d’un sommet social en janvier. Nul n’est dupe sur le caractère éminemment électoraliste et purement artificiel de ce sommet alors qu’il aura traité les organisations syndicales avec un mépris jamais égalé. Il sera de plus marqué par les présupposés idéologiques qui ont marqué la politique (et les échecs) de la Droite ces dernières années, notamment la conviction que ce sont des rigidités à la compétitivité sur le marché du travail qui explique la mollesse de la croissance français. Sarkozy, alors qu’il est en responsabilité depuis 2002, et président depuis 2007 ne cesse de dénoncer des coupables improbables pour justifier la situation économique.
Nous devons etre la force politique qui offre aux Francais une perspective pour retrouver la croissance et l’emploi.
Amitiés socialistes
Emmanuel Grégoire