Edito du secrétaire de section Emmanuel Grégoire

Le discours de vérité de François Hollande au service de la justice et du redressement de la France !

dimanche 29 janvier 2012


François Hollande a pris un risque calculé en présentant ses 60 engagements pour la France. Tout d’abord, l’effort de densité contraint à ne pas pouvoir développer tous les thèmes de façon exhaustive, au risque d’essuyer les critiques de ceux qui y verront des manquements inacceptables. Ensuite, présenter de façon détaillée un projet offre toujours un point d’accroche aux critiques venant des adversaires de toute part, mais cela oblige aussi les autres candidats à sortir du bois. Aucun autre programme n’a été présenté de façon si détaillée. François Hollande a fait le choix d’assumer la centralité de la question des grands équilibres budgétaires autour d’un principe simple : « Tout ne sera pas possible, tout ce que je dis et tout ce qui est possible seront faits ». Une façon d’entrer dans la phase 2 de la campagne, centrée sur le projet et moins sur les personnalités, une façon d’accélérer le rythme de la campagne. Obliger les autres candidats à suivre ce mouvement les mettra en difficulté.

Deux grands chiffres sont à retenir dans le programme :
-  29 milliards d’euros pour retrouver des marges de manœuvre budgétaires en diminuant les déficits publics et la dette,
-  20 milliards d’Euros : Quelles priorités pour quelles nouvelles mesures ? Comment les financer ?

Restaurer les finances publiques : L’objectif est de ramener le déficit public à 3% du produit intérieur brut en 2013 avec un rétablissement de l’équilibre budgétaire en fin de mandat. En s’appuyant sur des projections de croissance réalistes, c’est 29 milliards d’euros qu’il convient de dégager.

Les nouvelles mesures :

Le graphique ci-dessous présente la répartition du financement des mesures nouvelles avec trois priorités : l’emploi, l’éducation, les services publics, en annonçant clairement les modes de financement. François Hollande fait le pari d’un discours de vérité qui place la justice sociale au cœur des principes d’action dans un contexte budgétaire difficile. Comme il l’a dit au Bourget et de nouveau en présentant les engagements jeudi, « Les Français doivent savoir que, s’ils m’élisent, je ne poserai comme président qu’une seule question : avant tout effort supplémentaire, avant toute réforme, avant toute décision, avant toute loi, avant tout décret, je ne me poserai qu’une seule question : est-ce que ce que l’on me propose est juste ? Si c’est juste, je le prends, si ce n’est pas juste, je l’écarte. Seule la justice doit guider notre action. »

Retrouvez le programme complet en cliquant ici

Amitiés socialistes

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